19 nov. 2014

CINEMA - " A GIRL AT MY DOOR"

 
" A Girl At My Door " de July Jung

Un premier film intéressant, ambitieux mais malheureusement inabouti et un peu trop long. 

Pourtant, les thèmes abordés laissaient présager du meilleur, avec une véritable plongée dans la Corée rurale et désœuvrée (alcoolisme, violence, immigration, travailleurs sans papiers, homosexualité...).

Tout le film repose sur deux actrices extraordinaires. Leur relation peine cependant à émouvoir et les mécanismes mis en place paralysent les émotions. On ne parvient pas à y croire ou trop peu. Les personnages hurlent et pleurent pendant deux heures sans jamais susciter les même sentiments chez le spectateur. Comme une froideur, une distance involontaire. 

Plus de subtilité aurait permis de ne pas forcer le cœur des gens et de les laisser s'abandonner sans se sentir forcés. Comme un problème de dosage. Il y a dans ce naturalisme et cette envie de vouloir bien faire une énergie qui n'est pas maîtrisée. Trop de longueurs, trop de distance et trop de complaisance dans les séquences clés. Il y a une forme de répétition qui s'épuise et fait décrocher le spectateur à mesure que le temps passe.

Un bon film mais qui déçoit tant on sent que l'on est passé à côté d'une très grand et beau film. Une réalisatrice à suivre de près...

Guillaume Foirest


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18 nov. 2014

CINEMA - "La prochaine fois je viserai le coeur"


"La prochaine fois je viserai le coeur" de Cédric Anger

Adapté d'un fait divers à la fin des années 70, celui du gendarme et tueur de l'Oise (Alain Lamare), le film de Cédric Anger prend le parti pris de délaisser l'enquête et la traque au profit d'une plongée vertigineuse et glaciale dans la peau du tueur. Parti pris efficace, sans complaisance, brut et sans artifices.

Un polar sombre, désespéré qui ne cherche jamais à faire la leçon ou à donner de réponses mais qui dresse implacablement et avec humilité le portrait d'un homme seul, inadapté socialement, qui va succomber à ses pulsions mortifères.

La mise en scène est à l'opposé de la rudesse du sujet, elle est discrète, toute en légèreté, planante, sourde mélodie dissimulant l'horreur, elle s'attarde sur les détails, les silences, les mensonges, les gestes quotidiens apparemment insignifiants.

On suit les errances du personnage principal incarné avec justesse, subtilité et d'une redoutable efficacité par Guillaume Canet qui montre ici toute l'étendue de son talent. La performance de cet acteur, a balayé en presque deux heures toutes mes précédentes réticences. Il est, à juste titre, tout simplement et modestement "monstrueux" dans ce film. La poésie émerge de l'horreur et laisse un grand vide lorsque soudainement tout s'arrête laissant place au silence et à mille questions dont les réponses resteront à jamais enfouies dans le cerveau d'Alain Lamare.

Un bel hommage au cinéma de Melville et aux films noirs. Le cinéma français a encore de belles choses à montrer, si on ne le cadenasse pas, par peur, par bêtise ou par rigidité. C'est un bel exemple, un très bon film, loin de qui se fait habituellement dans le registre du film noir ou du polar. N'y allez pas pour avoir de l'action ou des courses poursuites mais pour vivre une expérience effrayante et captivante dans la tête d'un tueur.


Guillaume Foirest



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17 nov. 2014

RECETTE - SALADE D'INSPIRATION THAI IMPROVISEE


Vendredi dernier j'ai préparé un diner thaï, il me restait quelques ingrédients "exotiques" et j'ai ainsi réalisé une salade d'inspiration thaï improvisée qui a eu son petit succès.

Je partage ainsi avec vous cette recette toute simple, préparé en 15 min top chrono. J'espère que vous apprécierez cette recette soit à réaliser avec les mêmes ingrédients ou bien pour vous en inspirer et faire avec ce que vous trouverez dans vos placards.

INGRÉDIENTS pour 4 personnes

- Un paquet de jeunes pousses
- Tomates cerises
- 1/2 bouquet de coriandre ciselé
- 1 citron vert
- Cacahuètes non salées concassées
- 1 boite de thon
- 2 mozzarellas di Buffala
- Sauce soja + Huile de tournesol + poivre

1- Pour la sauce mélangez le jus d'un demi citron vert + une cuillère à soupe d'huile de tournesol + deux cuillères à soupe de sauce soja + poivre ;

2 - Mélangez tous les ingrédients (sauf la mozzarella et les cacahuètes) avec la sauce dans un saladier ;

3 -Préparez les assiettes et disposez sur chaque assiette une demi mozzarella tranchée et saupoudrez le tout de cacahuète.

15 minutes chrono je vous disais ;)

Bon ap'

 

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16 nov. 2014

ILLUSTRATIONS - CONCEPTUAL WORK DE DOMENIC BAHMANN



Il y quelques jours je vous présentais les illustrations de Javier Perèz qui détournait les objets du quotidien pour réaliser des illustrations minimalistes (article à retrouver ici).

De  nouveau, je partage avec vous ce "type" d"illustration avec le travail de Domenic Bahmann, Directeur artistique, Photographe et donc illustrateur, qui lui aussi détourne les objets du quotidien dans un esprit décalé et un peu oldschool pour ses illustrations.


DOMENIC BAHMANN
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13 nov. 2014

CRITIQUE CINEMA - STILL THE WATER



"Still the Water" raconte l'histoire de deux jeunes adolescents confrontés à leurs sentiments sur une île au large de Tokyo.

Le contexte des deux ado est le suivant: La jeune fille "Kyoko" vit avec son père et sa mère (chamane) condamnée par la maladie. Le jeune garçon "Kaïto" vit seul avec sa mère dont le père vit à Tokyo.
 
Poème d'amour et de mort, cette romance métaphysique donne à voir et à ressentir ce qui n'est pas uniquement l'image mais bien au delà. Un voyage dans l'intime, au cœur d'une nature encore sauvage et préservée. Un film où les croyances, la nature et l'homme s'entremêlent et se nourrissent pour faire jaillir le vrai, le vacarme et la vie tout simplement. Pudiquement. Les apparences sont parfois trompeuses, tout est remis en question si l'on prend le temps de s'attarder sur les détails, de respirer et de s'abandonner.

La nature est omniprésente, toute puissante et l'homme n'est qu'un beau et délicat grain de sable cherchant sa place au milieu de cette mécanique implacable. Comme la célèbre estampe du maître Hokusaï, "Sous la vague de Kanagawa", la mer est ici nourricière, et terriblement dangereuse. Elle marque symboliquement l'humilité dont doit faire preuve l'Homme face à la nature
 
Un film sensible sur le temps qui passe, sur la nécessité de vivre chaque instant comme le dernier. Les plans séquences, nombreux dans le film, permettent de ne jamais couper le fil reliant deux émotions, la joie, la peine, la colère. Il y a de la magie à laisser les choses vivre devant nous, sans se soucier du temps qui passe, juste observer. Un récit initiatique sur deux jeunes adolescents confrontés au deuil, à la mort, à l'amour, au désir. Un hymne à la vie et à l'amour. 

Le film n'est pas exempt de tout reproche ni de maladresses. Il aurait peut-être gagné à être resserré car il est vrai qu'à certains moments, les longueurs peuvent faire décrocher le spectateur qui fait l'effort de percer le mystère de cette proposition cinématographique singulière. La part mystique, en ce sens, est parfois trop théorique, trop écrite et manque d'audace dans son traitement visuel. Il y a également la question de l'homme retrouvé mort au départ. Cela n'a finalement aucune importance et ne sera jamais creusé autrement que par un rebondissement un peu ridicule et vain, dans la scène certainement la plus ratée du film entre le fils et sa mère.

En ce sens, autant le casting du côté de la famille de "Kyoko" est parfait, autant celui du côté du garçon n'est pas à la hauteur, à commencer par le héros "Kaïto", trop effacé et à mon sens limité dans son jeu. Cela est dû très certainement à une caractérisation moins forte de ce personnage sans grand enjeu et cela se ressent malheureusement à l'image.

Par moments, la qualité de l'image est catastrophique, à croire que certains plans volés (avion, catastrophes..) ont été pris avec des téléphones portables et cela nuit à la direction artistique d'ensemble plutôt réussi. Les plans aquatiques sont absolument magnifiques. Il suffit de jeter un coup d’œil sur l'affiche pour comprendre. Affiche par ailleurs très réussi et en harmonie parfaite avec le film.

Un film qui aurait mérité bien plus de salles. Malheureusement, pas de place au popcorn dans cette aventure humaine, poétique, sensible et universelle. Le film de Naomi Kawaze très certainement le plus accessible. A voir en famille, avec ses enfants, seul, en couple, entre amis. Un film qui nous fait nous sentir vivant et qui, sans nous donner la leçon, nous fait réfléchir à notre façon de traverser l'existence.

Guillaume Foirest


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